Les news de Sefri-Cime
Récompensé aux MIPIM Awards 2026, le projet 25 Avenue Matignon illustre la transformation d’un ensemble patrimonial parisien en campus tertiaire innovant.
Découvrir
Les news de Sefri-Cime
[Issy-les-Moulineaux] Keïko, immeuble phare du Pont d’Issy et symbole d’un quartier renouvelé
Fin octobre, l’inauguration du quartier du Pont d’Issy sonnait comme le couronnement d’un pari urbain audacieux, celui de transformer un bout de territoire tombé en désuétude en une entrée de ville vivante, contemporaine et connectée. Entre l’île, le fleuve, la ville et le ciel, ce nouveau morceau d’Issy-les-Moulineaux s’inscrit pleinement dans l’ADN d’Issy-les-Moulineaux, son esprit pionnier et sa capacité à renouveler ses paysages urbains sans renoncer à la qualité de vie.
Au cœur de cette renaissance, Keïko s’impose comme une pièce maîtresse. Signé par l’architecte Françoise Reynaud et porté par l’expertise de Sefri-Cime, l’ensemble assume un geste architectural fort, à la hauteur de son emplacement stratégique entre la Seine, la station «Issy-Val de Seine» (RER C et tramway T2) et face à la halle Biltoki, nouveau lieu de convivialité du quartier. Keïko a été pensé pour marquer cette entrée de ville, en devenir le repère et accueillir les 1 600 collaborateurs du Groupe Aéma.
Notre défi consistait à trouver un équilibre juste entre densification et qualité d’usage, entre performance urbaine et confort quotidien. Le choix de la hauteur s’est alors imposé non pour la figure de la tour en elle-même, mais pour les bénéfices qu’elle autorise. Cette verticalité mesurée permet de libérer le sol, d’aérer les respirations urbaines et de recomposer un paysage où se conjuguent activité économique, mobilités douces et qualité de vie.
L’opération a été réalisée pour le compte d’AXA IM Alts, acteur majeur de la gestion d’actifs immobiliers au niveau international.
©Jared Chulski
Keïko, haute de 66 mètres pour 14 étages, affirme sa silhouette comme un signal urbain. Loin de la simple verticalité, son architecture joue la délicatesse et la subtilité. La volumétrie est double, légèrement inclinée, évasée vers le haut, un geste respectueux de l’environnement immédiat. À l’instar d’une « armure d’écailles », sa façade en panneaux de verre sérigraphiés crée une peau vitrée singulière. Par un savant jeu de motifs et de densités, elle brouille la perception des niveaux, distille la lumière, régule l’apport solaire, sans recourir à une lourde « seconde peau ».
Ce traitement tout en délicatesse, quasi poétique, n’est pas une coquetterie. Il relève plutôt d’une ambition forte en matière de confort, d’esthétique et d’impact environnemental. Conjuguant lisibilité et discrétion, transparence et protection, la tour redéfinit et réécrit les codes de l’immobilier d’entreprise.
En 2022, cette ambition a été saluée par la Pierre d’Or de l’Immeuble Innovant décernée par Immoweek, une distinction qui souligne la singularité architecturale et technique de Keïko.
Dès l’origine, Keïko n’a pas été conçue comme une tour de bureaux classique, mais comme un espace de vie actif où le bien-être et l’usage quotidien sont au centre des préoccupations.
À l’intérieur se mêlent :
La tour accueillera le siège du Aéma Groupe, fruit de la fusion entre la MACIF et AESIO Mutuelle, ainsi que les équipes d’Ofi Invest, Apivia, NUOMA, MNFCT… Ce regroupement d’acteurs majeurs illustre la confiance accordée à Keïko, mais aussi son adéquation avec les besoins actuels et à venir des entreprises.
Pour approfondir ces enjeux d’usages et de qualité de vie au travail, on peut également se référer à l’entretien publié par Business Immo.
©Jared Chulski
Keïko revendique des ambitions fortes en matière d’éco-responsabilité. Labélisée HQE Excellent, BREEAM Very Good et WiredScore Gold, la tour allie sobriété énergétique, confort thermique et qualité d’usage. La façade vitrée sérigraphiée, combinée à des vitrages performants et une ventilation naturelle possible, permet de réduire les besoins en climatisation. Le recours à un béton bas-carbone, la revalorisation des déblais, l’optimisation structurelle et la gestion intelligente des ombres portées témoignent d’une réelle volonté de minimiser l’impact écologique.
En outre, sur le plan technique, le sous-sol de Keïko constitue une prouesse d’ingénierie grâce à une paroi cylindrique autoportante de 50 mètres de diamètre et 25 mètres de profondeur qui a permis d’ériger six niveaux de parking sans recourir à un étaiement traditionnel. Un défi remarquable dans un contexte de proximité avec une nappe phréatique et des voies de RER.
Keïko ne vit pas seule. La tour s’inscrit dans un ensemble de logements, de commerces, d’équipements, d’espaces publics, mêlant mixité sociale et fonctionnelle. Tous concourent à faire du Pont d’Issy un véritable quartier-ville. L’architecture, ici, n’est pas une simple succession de bâtiments, mais une partition urbaine, sensible, capable de renouer le lien entre la ville, la Seine, les transports et les habitants.
L’inauguration n’est pas seulement celle d’un bâtiment, elle est l’affirmation d’une vision, d’un renouveau collectif. En redonnant vie à un territoire, Sefri-Cime, par le biais de Keïko, confirme son rôle historique dans la transformation d’Issy-les-Moulineaux. Cette réussite esthétique, technique et environnementale illustre ce que peut être demain l’immobilier d’entreprise : un lieu de travail, de rencontres, de respiration. En somme, un espace au service de l’humain et du temps long.
Pour prolonger la réflexion sur cette transformation urbaine d’envergure, deux ouvrages collectifs publiés aux Éditions Archibooks offrent un éclairage précieux : « Le Pont d’Issy, la reconquête des bords de Seine » et « La naissance de Keïko ». Ils restituent la genèse du projet, ses choix urbains, ses ambitions et ses étapes fondatrices.
©Nicolas Grosmond